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Mickaël Draï

S’il a grandi dans un cinéma de quartier biberonné à la série B, c’est d’abord dans la presse qu’il s’illustre. Journaliste et critique dans d’obscurs médias locaux et nationaux pour financer son quotidien, il préfère brûler sa carte de presse après une déplorable expérience pour la “petite chaîne qui monte”. Après une dernière aventure journalistique en ligne en participant à la création de Rue89Lyon, il décide finalement de monter avec des proches le studio la Brèche pour se vouer à sa passion première et peut-être, un jour, avoir les moyens de s’acheter un monospace. Aujourd’hui scénariste et réalisateur de films ludiques pour le Grand Palais, l’Opéra de Lyon ou encore le festival Nuits Sonores, il est l’instigateur de ce projet.

Christophe Chelmis

Directeur artistique malgré ses origines mosellanes, touche à tout passionné de cross-média et de marketing viral, fondateur de Kolle-Bolle et de la Brèche Studio aux côtés de Mickaël Draï, amateur de typographies et d’animaux empaillés, Christophe est celui qui a découvert le trésor enfoui dans un vieux stock de séries B en 35 millimètres d’un des derniers distributeurs indépendants de films.

La Direction

C’est autour d’une bière, engoncés dans un canapé Ikea, qu’Elsa et Aurélien décident en 2012 d’allier leurs forces pour se trouver une situation professionnelle épanouissante et relativement flexible sur les horaires. Après avoir écarté la possibilité de fonder un groupe de rock, ils décident de s’orienter vers le graphisme. C’est avec l’identité du “rooftop” Le Sucre qu’ils réalisent leur premier coup, s’en suivra celle du cinéma Comœdia, puis divers projets culturo-graphiques, entre scénographie et édition. Ils auront pour ce projet, la lourde charge de faire entrer au chaussepied, 10 ans de pornographie dans un livre.

Christophe Bier

Assistant-réalisateur de Jean-Pierre Mocky de 1991 à 1997, Christophe Bier apprend à son contact toutes les mauvaises manières. Journaliste spécialisé dans les marges du cinéma de genre, de la littérature populaire et de la BD érotique, il écrit pour des magazines spécialisés (Mad Movies, Sofilm, Schnock), est chroniqueur depuis 2000 pour Mauvais Genres (sur France Culture) et réalise des documentaires pointus pour la chaîne Ciné +. Historien du cinéma érotique et porno, il rédige Censure-moi, histoire du classement X en France (L’Esprit Frappeur, 2000), dirige et édite le volumineux et remarqué Dictionnaire des films français pornographiques & érotiques 16 & 35 mm (Serious Publishing, 2011) et les recueils d’affiches Orgasmo 1 & 2 (Serious Publishing, 2013). Comédien de théâtre et de cinéma, il s’est travesti en conférencière pornophobe en tailleur strict au Centre Beaubourg, à l’invitation de Serge Bozon, et a interprété un sexologue reichien dans Pulsion, comédie pornographique d’Ovidie.

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Clarence Edgard-Rosa

Abandonnant l’apprentissage de la guitare à l’âge de quinze ans, elle n’a jamais monté le groupe de punk rock qui aurait dû prendre le relai des riot grrrl Bikini Kill. Née en 88, nostalgique de la décennie 70 où elle n’a jamais foutu les pieds, elle ne cède pourtant jamais aux sirènes du « c’était mieux avant ». Journaliste, elle est spécialiste des féminismes, des droits des femmes, des sexualités, du genre et de ses représentations. Elle a écrit pour Rue89, Technikart, Be, Marie Claire, Les Inrocks. Sa plume se ballade aujourd’hui dans les pages de Causette, Elle, Usbek & Rica et sur son blog pouletrotique.com. Elle publiera en octobre un abécédaire décalé et moderne du féminisme. Dans Pornographisme, elle explorera la place du féminin et du masculin dans le porno à travers les tags, version 2.0 de la titraille tapageuse pré-Internet.

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Dalya Daoud

La légende raconte que la nouvelle de sa naissance aurait inspirée à Blondie le titre Call me et à Idir son album Ay arrac-nneγ. Pour la presse quotidienne régionale et/ou culturelle, elle fût pendant plus de 10 ans l’une des journalistes les plus acharnées. Fatiguée de courir après l’actu et les mauvais groupes émergeants, c’est en fondant en 2011 la version lyonnaise de Rue89 qu’elle s’épanouit. Aujourd’hui redchef incontestée, sobre, efficace et dominatrice, elle donnera un peu de son temps pour explorer les subterfuges les plus audacieux utilisés par les producteurs pour contourner la censure made in France.

Stéphane Duchêne.

Né le jour de la création du RPR, il est devenu chroniqueur culturel sous la présidence de Jacques Chirac, bien que ça n’ait aucun rapport. Il écrit ou a écrit sur la musique de jeunes que les jeunes n’écoutent plus trop, la littérature (surtout celle qu’il a lu), la pop culture et, dès qu’il le peut, sur le sport pour l’hebdomadaire culturel Le Petit Bulletin, le mensuel Lyon Capitale et a fréquenté l’ours de magazines comme Standard ou Les Inrockuptibles. Il a vu très peu de films porno, n’a jamais fait de sextape faute de moyens. Il trouve que « salope » c’est un peu misogyne et a donc choisi de s’intéresser à la question du champ lexical de la femme/objet sexuel dans les titres de films de sexe.

Brice Domingues et Catherine Guiral.

Né d’une envie commune d’élargir le champ de la pratique du design graphique à toute forme de communication existante, les designers Brice Domingues et Catherine Guiral se sont associés en 2008 pour créer le studio officeabc. Atelier mobile fonctionnant sur le système de création à distance ou sur lieu commun, leurs méthodes s’intéressent à la mise en œuvre de processus liés au langage, aux images et aux liens obliques qui peuvent se faire entre les différents champs des pratiques artistiques. Ensemble, ils ont décidés de s’intéresser aux stratégies à l’œuvre dans la fabrication visuelle d’affiches de films pornographiques, interrogeant les notions d’anonymat, de permutation et de travestissement.

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